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Ce 01/11/2014 :
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La préparation au mariage




- Par PATRICIA ROGER,

ASSISTANTE DE L’AGFE, MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DES ACFM.
PATRICIA ET SON ÉPOUX ARNAUD ACCOMPAGNENT DES COUPLES QUI SE PRÉPARENT AU MARIAGE.
NOUS REMERCIONS LES FIANCÉS ET LES COMMUNAUTÉS QUI ONT ACCEPTÉ AVEC CHALEUR DE TÉMOIGNER DANS CET ARTICLE.

(Photo : PR)

SOMMAIRE

Chemin de fondations, lieu d’évangélisation !

Répondre au désir du mariage chrétien et rappel des quatre piliers du sacrement de mariage.

1/Progression Humaine
- Communication dans le couple.
- Réflexion au sein du couple.
- Projection dans l’avenir.
- Rôles des accompagnateurs.

2/ Progression spirituelle du couple
- Prises de conscience.
- Rôles des ministres ordonnés.
- Mieux comprendre le sens des sacrements.
- Comment sensibiliser au mieux les fiancés ?
- Besoin de partager et découverte de la « Mission ».

Aide pratique pour la préparation au mariage

1/ Quelques pistes pour organiser la pastorale de la préparation au mariage.

2/ La constitution d’un dossier de mariage.

3/ Différence entre « mariage mixte » et « mariage dispar »

4/ Préparer son mariage à l’étranger.

5/ La célébration du sacrement de mariage.

6/ Outils pour la préparation au mariage
- Sites internet
- Guides et Brochures
- DVD
- Livres

7/ Après le mariage
- Sites
-  Brochure
- Livres

Témoignages

- Allô la cure… on voudrait se marier !
- P. Lepeu, aumônier des catholiques francophones à Hong Kong
- Véronique et Emmanuel, couple accompagnateur à Hong Kong
- Tristan et Camille, fiancés de Hong Kong
- Préparation au mariage - communauté catholique francophone de Vienne
- Christelle et Alexandre, fiancés à Vienne
- P. Walsh, en charge de la préparation au mariage à Notre Dame de France à Londres.
- Blandine et Matthiew, fiancés de Londres
- France et Christophe, couple accompagnateur à Saigon
- Que Lam et Huyen Anh, fiancés à Saigon
- Pia et François-Xavier, fiancés de Saigon
- Luce et Jérôme Vignancour, couple accompagnateur à Madrid.
- Des fiancés de Madrid
- Grégory, fiancé à Paris

CONCLUSION

NOTE : Cet article a été publié dans la revue Amitiés n° 65 – avril-mai 2010. Cliquer ici pour lire les autres articles de la revue Amitiés n°65
Certains témoignages ci-dessous ont été publiés dans la revue Amitiés n° 66 – juin-septembre 2010. Cliquer ici pour lire les autres articles de la revue Amitiés n°66




Chemin de fondations, lieu d’évangélisation !

Répondre au désir du mariage chrétien et rappel des quatre piliers du sacrement de mariage.
De nombreux fiancés frappent à la porte des églises pour exprimer le désir de préparer religieusement leur mariage. S’entend alors une belle mission pour l’Église : les accueillir, les aider à bâtir leur engagement sur des fondations solides et les faire grandir dans l’Amour du Christ.
De nombreux jeunes aujourd’hui, sans toujours pouvoir l’exprimer, ressentent le besoin de faire reposer leur engagement sur des valeurs religieuses. Ils pressentent que mettre la présence de Dieu au sein de leur couple les rendra plus forts pour faire grandir leur amour et rester toujours fidèles à leur engagement.

Christelle et Alexandre, Vienne (Photo : CCFV)

Rappel sur les fondements de cet engagement-sacrement :

« L’amour matrimonial vécu pleinement est une manifestation de l’amour de Dieu, de l’alliance de Dieu avec les hommes et du Christ avec son Église. C’est pourquoi on appelle le mariage un sacrement, c’est-à-dire un signe visible, tangible, de la présence active du Seigneur », http://catholique-nanterre.cef.fr/mariage.
Ainsi, devant Dieu et l’Église, les fiancés s’engagent librement et volontairement dans le don mutuel de l’un à l’autre, se promettent fidélité (« Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni »), s’engagent à accueillir les enfants qui naîtront de leur union et s’engagent pour toute la vie, le mariage étant indissoluble (« Parce que l’amour de Dieu pour les hommes est indéfectible, le mariage chrétien établi un lien entre époux que rien ne peut détruire » http://mariage.croire.com ).
C’est ainsi que l’on parle plus couramment des quatre « piliers » du mariage : Liberté, fidélité, fécondité et indissolubilité. Ils ne peuvent se dissocier de la foi en Dieu qui donne au mariage sa dimension sacramentelle. L’amour du couple doit s’inscrire dans l’Amour de Dieu, dans une relation vivante avec Dieu.

« Toute l’Église se sent concernée par les mariages qui sont célébrés. L’Église a besoin de vous pour dire au monde que l’amour est grand, digne, possible et fructueux » rappelle Don Donato Pastori, Curé, aux paroissiens du Christ-Roi à Milan. Répondre à cet appel et aux désirs des jeunes qui frappent aux portes de nos paroisses est une mission d’Église à laquelle chacun doit être attentif.

Laïcs et ministres ordonnés se complètent merveilleusement pour aider les fiancés à progresser dans une meilleure compréhension humaine et spirituelle de leur amour. Ils garderont à l’esprit que « les choix des jeunes peuvent être discutables mais que leur amour et leur projet sont toujours respectables » comme le souligne le Guide Pastoral du Nouveau Rituel du Sacrement de Mariage (voir ci-dessous 2ème partie « Aide pratique à la préparation au mariage », outils pour la préparation au mariage, guide et brochures).

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1/Progression Humaine

Communication dans le couple.

Les nombreux témoignages transmis par les Communautés Catholique Francophones (C.C.F.) à l’étranger soulignent l’importance et le coté rassurant du partage d’expérience des couples accompagnateurs pour une meilleure compréhension humaine du couple.

Matthew et Blandine, de Londres, témoignent « les deux couples qui nous faisaient don de leur expérience nous ont aidé à gagner une certaine confiance en nous pour mieux savoir appréhender nos conflits et mieux savoir se dire mutuellement notre amour. Nous avons pu acquérir un certain nombre de mots-clefs et prendre note d’un vocabulaire bien utile pour gérer les discussions, les conflits au sein d’un couple. C’est tout un art de savoir s’adresser à son conjoint et d’identifier les bons termes pour toucher l’autre sans le blesser ! ».
« L’intervention du couple était très rassurante car nous nous sommes retrouvés dans leur histoire. Ça nous aidait de savoir comment ils avaient surmontés leurs problèmes de communication… savoir que l’amour peut changer de forme au fil des ans mais que cela s’accompagne d’une meilleure complicité, d’une meilleure connaissance de l’autre, fait plaisir à entendre. », ajoutent Maud et Arnaud, de Hong Kong.
« Ca fait du bien d’entendre quand on s’engage que les conflits existent et sont normaux. Mais aussi qu’on peut les gérer, l’essentiel étant de s’écouter et d’essayer de se comprendre », remarque Delphine, de Hong Kong.
Le rayonnement de ces couples accompagnateurs est communicatif. « L’image de votre famille heureuse nous donne envie de construire nous aussi une famille pleine d’amour et bénie par Dieu », confient Que Lam et Huyen Anh, de Saigon.

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Réflexion au sein du couple.

Un des buts de la préparation au mariage est de favoriser la réflexion des fiancés sur les dimensions du mariage (vie conjugale, familiale, affective et sexuelle, spirituelle) et leur proposer une relecture constructive de leur propre expérience. Cela permet ainsi aux animateurs d’aider à un discernement spécifique si une difficulté importante au sein du couple se révèle.
Tous les fiancés affirment combien il est précieux de prendre du temps pour eux. Cette habitude leur est difficile soit parce qu’ils n’osent pas, soit parce que leur vie agitée ne leur permet pas.

Des fiancés de Madrid constatent « Les listes de questions préparées nous ont amené à nous en poser de bonnes, celles que l’on n’aurait jamais abordées seuls parce que l’on n’ose pas ou tout simplement parce que l’on y pense pas et qu’il est plus facile de vivre dans le présent et dans le bonheur innocent propre aux jeunes fiancés ».
« Les couples sont à la recherche de ce temps privilégié d’un échange en tête à tête au cours d’un atelier ou d’un exercice » appuient William et Valérie, couple animateur à Londres.
« Nous aurions aimé plus de temps à deux au cours de cette retraite car ce sont ces temps qu’il est difficile de prendre dans notre vie de "fous" et ils sont vraiment propices à des moments forts de discussions afin d’avancer ensemble dans la même direction. » renchérissent des fiancés de Hong Kong.

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Projection dans l’avenir.

L’expérience partagée au cours de cette préparation au mariage permet aux fiancés de se projeter dans l’avenir de manière plus constructive et de désidéaliser le mariage.
Christelle et Alexandre, de Vienne, reconnaissent que « Grâce à ces séances de réflexion et de discussion, nous prenons conscience de nos responsabilités communes et nous appréhendons avec plus de confiance notre future vie à deux ».
« La préparation a permis de redonner une vraie signification au mariage. Je trouve qu’on en avait une image un peu idéalisée, surtout quand on a pour modèle des parents qui s’entendent bien » pense Delphine, de Hong Kong.
« Nous nous rappellerons que le mariage est le début d’une aventure et non un aboutissement… », affirment Gabrielle et Guillaume, de Hong Kong.

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Rôles des accompagnateurs.

Outre le partage d’expérience, le rôle des couples accompagnateurs est également d’être à l’écoute des situations de vie des fiancés et de les aider à progresser personnellement.

équipe de préparation au mariage à Hong Kong (Photo CCF HongKong)

Comme le disent Pia et François Xavier, de Saigon, « Nous avons retiré de ces échanges non des solutions toutes faites, mais les outils propres à notre couple ».
« Les couples animateurs les plus préparés donnent beaucoup de place à l’écoute et à la reformulation pour faire écho aux questions des fiancés. Cette approche est plus efficace comme réponse aux fiancés que d’offrir des détails de leur vie de couple ou des conseils s’appliquant à leur couple » précisent William et Valérie, animateurs à Londres.

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2/ Progression spirituelle du couple

Prises de conscience.

Outre une meilleure compréhension de la réalité humaine du couple, la préparation au mariage permet également une meilleure compréhension de sa réalité spirituelle.
« À travers leur amour humain, l’homme et la femme peuvent suivre un chemin d’initiation à l’expérience chrétienne : écoute de la parole de Dieu, prière, découverte de l’amour de Dieu et du don de soi », Guide Pastoral du Nouveau Rituel du Sacrement de Mariage.
« Il est difficile pour ces fiancés d’articuler leur spiritualité et leur vie de couple dans le quotidien. Ils sont à la recherche d’information et de témoignages pour les aider », ressentent William et Valérie, de Londres.
« Merci encore de nous avoir fait réfléchir sur la place de la religion avant, pendant et après le mariage. Ça nous a fait prendre conscience qu’elle avait sa place dans notre couple et cela nous aidera à être encore plus forts et plus unis », confirment Maud et Arnaud, de Hong Kong.
« Les réflexions et témoignages m’ont permis de mieux réaliser l’engagement à vie du mariage et le fait que l’on est accompagnés de Dieu et des autres chrétiens. », témoigne un fiancé de HK.
« Ces échanges entre fiancés de cultures diverses nous ont permis de confronter nos différences de croyances et de les accepter », conclut Delphine, de Hong Kong.

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Rôles des ministres ordonnés.
Cet éveil ou cet approfondissement spirituel est le fruit de l’implication généreuse des prêtres et diacres malgré leur emploi du temps souvent bien chargé.
« J’apprécie énormément ce temps passé avec ces jeunes qui veulent s’engager dans le mariage, qui se posent plein de questions en vérité, qui sont très ouverts à la discussion et aux invitations à approfondir les fondements de leur vie, y compris sur le plan spirituel. Souvent, je me dis que c’est de l’évangélisation directe ! » Confit le Père Bruno de Hong Kong.
« Accueillir ces jeunes avec chaleur et attention personnelle est capital pour l’évolution de leur couple » s’enthousiasme Frère Clau de Zurich.

Les réflexions et les échanges théologiques et sacramentels proposés par un prêtre ou un diacre sont une véritable nourriture éclairant les orientations de l’Église.
« Suite à ces questions, nous avons regretté de ne pas avoir un moment d’échange seuls avec le Père car il est important de savoir ce que l’Eglise apporte comme réponse à nos propres questions », confie un fiancé de Madrid.
« On ne parvenait pas toujours à comprendre certaines idées portées par le catholicisme. La bienveillance du Père Bruno, sa patience dans ses réponses m’a vraiment convaincu qu’il était là pour nous aider, pour nous nourrir, nous donner des pistes de réflexion » témoigne Clément, HK.

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Mieux comprendre le sens des sacrements.

Ces échanges permettent également de mieux comprendre le sens et la pratique des sacrements, notamment ceux de Réconciliation et de l’Eucharistie. Prendre la décision de se marier est une nouvelle étape de vie chrétienne.
« Proposer le sacrement de réconciliation aux fiancés est une façon profonde de relier le mariage à leur baptême, ce dernier étant fondamentalement le sacrement de conversion à la nouvelle alliance » souligne le Guide Pastoral du Nouveau Rituel du Sacrement de Mariage. De plus, par la grâce la miséricorde de Dieu, l’expression du pardon entre époux, essentielle pour faire grandir un amour matrimonial, en sera facilitée.
« Tout comme l’Église célèbre et accueille chaque dimanche l’Alliance de Dieu avec l’humanité, les époux chrétiens pourront, à chaque Eucharistie, ré-activer leur alliance mutuelle, renouveler leur « oui » à l’autre et à Dieu. La communion au corps du Christ les aidera à s’aimer comme Dieu nous aime, en s’oubliant soi-même pour que l’autre vive. », explique clairement cet extrait du portail de la Liturgie Catholique, http://www.liturgiecatholique.fr/-Pour-tous,150-.html.

préparation et célébration du mariage à Londres (Photo : NDF Londres)

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Comment sensibiliser au mieux les fiancés ?

Pour toucher davantage les couples de fiancés, il est important de prendre en compte leur histoire et leur expérience déjà vécues de façon à ce que l’annonce de la foi ne soit pas imposée extérieurement à ce qu’ils vivent.
« J’ai particulièrement apprécié que les discussions s’inspirent d’abord du quotidien, de nos expériences, avant de les mettre en parallèle avec l’Évangile » précise Clément, de Hong Kong, avant d’ajouter « Cette approche m’a amené à porter plus d’attention à ce que chacun disait … je sentais avoir besoin de comprendre plus de choses, entrer véritablement dans le sujet de ma foi… La messe du lendemain était transformée par ce que nous avions compris pendant le week end. »

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Besoin de partager et découverte de la « Mission ».

La progression spirituelle de certains les amène à vouloir partager ce qu’ils ont découvert ou redécouvert. « Depuis cette retraite, j’ai envie de mieux expliquer autour de moi ce que j’ai compris et ce en quoi je pense qu’on les trompe au sujet de la religion » confirme Clément, de Hong Kong.
Même la question de la mission s’impose naturellement à ceux qui ont été bouleversés par ce réveil spirituel. « J’avais ma petite vie bien établie, avec mes belles certitudes, un bon boulot, une future femme adorable ; bref, tout allait pour le mieux ! En chrétien de tradition, j’allais à la messe au mieux 2 fois par an… sans bien comprendre ce que j’y faisais. Et là, patatras, le Christ débarque dans ma vie, sous la forme d’une préparation au mariage de grande qualité à St Ferdinand : outre les prêtres, ce sont les paroissiens qui me montrent, par l’exemple de leur vie, que suivre le Christ rend heureux, et je découvre subitement être aimé et sauvé par Jésus. Quelle vie transformée, quelle joie, quelle paix intérieure, quel roc sur lequel m’appuyer quand viendront des tempêtes ! Oui, mais, alors se pose une question : la Bonne Nouvelle du Salut que j’ai reçue est-elle suffisamment banale et insignifiante pour que je la cache et la garde pour moi ?…Combien y a-t-il de gens dehors qui en sont au point où moi j’étais, et qui verraient leur vie transformée par la joie de suivre le Christ s’ils trouvaient quelqu’un, un paroissien comme ceux que nous avons eus sur notre route, qui leur témoigne de cette joie ? Alors, oui ! La question de la mission se pose … » s’exclame Grégory, de Paris.
Partage et mission seraient les priorités à mettre en œuvre pour tous grandir dans l’amour du Christ.

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Aide pratique pour la préparation au mariage

1/ Quelques pistes pour organiser la pastorale de la préparation au mariage.

La rotation courte et fréquente des Français à l’étranger n’est pas un obstacle à la mise en place de ce service d’Église même si des difficultés demeurent, bien sûr. Grâce à la visite des sites de nombreuses Communautés Catholiques Francophones à l’étranger (C.C.F.) et à plusieurs de leurs témoignages, nous découvrons des expériences très riches.
Je vous invite ainsi à parcourir sur notre site http://aumoneries-francophones.cef.fr ceux, entre autres, de Singapour, Shanghai, Saigon, Hong-Kong, Vienne, Madrid, Londres, La Haye, Milan.

Les demandes et les disponibilités d’accueil étant très différentes d’une C.C.F. à l’autre, le nombre annuel de couples de fiancés préparés au mariage varie de 3 à 120 selon les pays.

Pour l’équipe d’animation, ministres ordonnés et laïcs sont complémentaires, la coordination de l’ensemble se faisant par un prêtre ou un diacre et un couple accompagnateur.

De manière générale, on retrouve toujours, en alternance :
- 1 à 3 rencontres des deux fiancés avec le prêtre ou un diacre de la communauté francophone,
- 1ou 2 rencontres des deux fiancés avec un couple accompagnateur,
- 2 à 4 soirées à thèmes réunissant plusieurs fiancés et animateurs.

Certains organisent :
- 1 à 3 journées/sessions ou 1 weekend de retraite extrêmement appréciés par les fiancés.
- Une messe d’action de grâce en début d’année réunissant les couples mariés préparés l’année précédente et les nouveaux couples préparant leur mariage. Le partage d’un verre de l’amitié leur permet ensuite de faire connaissance et d’échanger … quelle belle initiative !

Et proposent :
- un livre d’accompagnement pour la préparation au mariage : « Promesse d’amour, carnet de route des fiancés » (voir ci-dessous Outils pour la préparation au mariage, Guide et brochures)
- Une lecture approfondie de la bénédiction du mariage.
- La « parabole du Chalet » du Père Denis Sonet à partir de son livre : « Construisons notre amour », le chalet de l’amour (voir ci-dessous Outils pour la préparation au mariage, Guide et brochures).

Pour faciliter les échanges, proposer préalablement un questionnaire permettra une préparation individuelle qui rendra plus facile et plus nourrissante la réflexion en couple ou en groupe.
« Merci pour les questionnaires qui nous ont permis de nous poser des questions que nous ne prenons pas le temps de nous poser dans notre vie de tous les jours trop speed » confirment Maud et Arnaud, de Hong Kong.

Voici quelques idées de thèmes particulièrement appréciés des fiancés et abordés lors de soirées en groupe ou lors de retraite :
L’amour et ses différents stades ;
la communication et la gestion des conflits ;
l’engagement ;
le mariage : un sacrement ;
le mariage dans le projet de Dieu ;
la place de la religion dans le couple ;
la dimension ecclésiale ;
le pardon ;
l’espérance ;
l’Amour ;
la fidélité…

Lors d’une retraite ou d’une session :
Alterner conférences à thème, ateliers, témoignages, exercices de réflexion individuelle, à deux ou à plusieurs est important pour varier le rythme et permettre ainsi une meilleure réceptivité des fiancés.
Ne pas hésiter à insister sur les moments d’échange à deux, si difficiles à mettre en place dans la vie quotidienne.
Introduire le soir, après une journée de rencontre et de mise en confiance, une réflexion « sérieuse » nécessitant un échange de point de vue est jugé plus constructif : « … la discussion que nous avons eue le soir était plus adéquate après une journée de réflexion moins fondamentale : nous nous connaissions mieux, nous avions compris que c’était un weekend end placé sous le signe de la franchise et de l’écoute. Les échanges ont peut-être été favorisés par le fait que la nuit tombait et que le moment était plus intime ! », reconnait Clément, de Hong Kong.
Ne pas oublier également le temps des pauses conviviales (petit-déjeuner d’accueil, pause café, apéritif, déjeuner…) favorisant échange amical et mise en confiance.
Choisir un lieu de retraite paisible avec de nombreuses zones isolées propices aux échanges en couple est également précieux : « Nous avons apprécié l’endroit de cette retraite, lieu calme avec suffisamment d’endroits retranchés pour êtres seuls ou en couple », précisent des fiancés de Hong Kong.

un lieu de retraite apaisant (Photo : DR)

Établir un « questionnaire de satisfaction » à la fin d’un cycle de préparation peut être utile pour répondre davantage aux attentes des fiancés.
Les questions posées peuvent-être :
- Comment avez-vous vécu les différents temps proposés au cours de cette préparation : rencontre avec le prêtre, rencontre avec le couple accompagnateur, soirée à thèmes, retraite ?
- Quel bilan en tirez-vous pour la suite de votre chemin en couple ?
- Qu’y aurait-il à améliorer dans le déroulement de la préparation au mariage ?
- Y a-t-il des sujets que vous auriez souhaité voir abordés et qui ne l’ont pas été ?

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2/ La constitution d’un dossier de mariage.

(Source : http://www.liturgiecatholique.fr et « Sacrement de mariage, Guide Pastoral du Nouveau Rituel »)
Le dossier canonique est constitué par le prêtre ou le diacre qui fait la préparation.
Il comprend :
- Un extrait d’acte de naissance de chacun des fiancés demandé à la mairie du lieu de naissance,
- Pour les catholiques, un extrait d’acte de baptême demandé par la paroisse où le mariage sera célébré à la paroisse où a eu lieu le baptême,
- Une déclaration d’intention rédigée par chacun des fiancés suite aux échanges de la préparation. Elle est importante car elle formule des engagements pour l’avenir. Il s’agit d’une rédaction personnelle ou d’un formulaire à remplir selon les cas de figure (mariage catholique, mariage « mixte » ou « dispar »).
- En cas de mariage mixte : Une autorisation est à demander à l’évêque du lieu où réside la partie catholique. Les motifs donnés sont formulés par le ministre qui a la charge en dernier lieu du dossier administratif.
- En cas de mariage mixte avec célébration dans l’église non catholique : Une dispense de forme canonique de mariage doit être demandée et délivrée, sous peine d’invalidité, à la chancellerie ou au service des mariages du diocèse du domicile de la partie catholique en adressant le dossier administratif. C’est-à-dire que l’Église accepte la célébration avec un rite différent de celui de l’Église catholique, rite attaché à l’échange des consentements en présence du prêtre et de deux témoins.

Mariage à l’étranger avec une préparation en France :
Le dossier est préparé avec soin par le prêtre de la préparation en France et est envoyé à la paroisse où le mariage sera célébré.

Préparation et mariage à l’étranger :
Il est préférable que le même ministre assure la préparation, le dossier et la célébration, surtout si les époux doivent demeurer dans le pays où leur mariage sera célébré.

Mariage en France avec une préparation à l’étranger :
Préparé à l’étranger, le dossier administratif est reçu par la chancellerie du diocèse où sera célébré le mariage qui l’adresse à la paroisse concernée.

Concernant la validation du mariage civile, chaque couple doit se rapprocher du consulat français du pays étranger où il réside.

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3/ Différence entre « mariage mixte » et « mariage dispar » .

Mariage mixte désigne un mariage entre deux baptisés soit entre un/une catholique et un/une non catholique chrétien(e). Un discernement s’impose alors dans un accueil, une écoute de chacun, le respect de leurs décisions mûries. Car dans de choix, se trouve exprimée la mission de construire une unité dans la Foi. (Voir obligation ci-dessus)

Mariage dispar désigne le mariage entre un/une baptisé(e) et un/une non baptisé(e). l’Église catholique ne s’oppose pas à ces mariages mais elle met des conditions : le mariage doit répondre aux quatre fondamentaux de l’Église (liberté, fidélité, indissolubilité et fécondité), chacun doit être respecté dans sa conscience, dans sa religion, la partie catholique doit être respectée dans sa foi, doit pouvoir la vivre librement et publiquement, elle doit promettre de faire sincèrement et loyalement tout son possible pour que les enfants soient baptisés et éduqués dans l’Église catholique. La partie non catholique peut selon le cas dire ou non son accord.

Les mariages dont un seul membre est catholique augmentent régulièrement depuis les années 90 et représentent 15 % des mariages catholiques en 2007 (www.eglise.catholique.fr ).

C’est une situation que nous rencontrons régulièrement à travers nos réseaux :

Dernièrement un internaute nous écrivait : « Notre fils catholique va se marier en Suède avec une jeune femme française mais d’origine suédoise et de confession luthérienne. Il souhaiterait se rapprocher d’un prêtre catholique français ou parlant français à Stockholm. En effet son cas est délicat car les luthériens ne considèrent pas le mariage comme un sacrement et mon fils tient à respecter les règles de sa propre religion, pour lui-même et aussi dans l’avenir pour ses enfants. Par ailleurs, un mariage à l’Église protestante en Suède fait office de mariage civil ce qui n’est évidemment pas le cas chez nous… Nous aimerions que chacun des futurs époux puisse, si cela est possible, se mettre en règle avec sa propre religion sans arrière-pensées et sans reniement d’un coté comme de l’autre ! ... », Philippe, de Paris.

« Bien que nous soyons de deux confessions distinctes (catholique et méthodiste), ces mois de préparation avec d’autres couples et entre deux pays ont renforcé les points communs de notre appartenance chrétienne : l’expression de l’amour grâce à une communication libre, abondante et ouverte avec l’Autre/les autres, dans la vérité et le désir de mettre en œuvre notre foi : ‘‘Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte’’, Jacques 2,17 » s’émerveillent Blandine et Matthew, de Londres.

Nous voyons bien là toute la subtilité, et la richesse aussi, d’un mariage mixte et l’importance d’un réseau catholique francophone à l’étranger pour accueillir, écouter et répondre au mieux aux attentes légitimes de chacun.

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4/ Préparer son mariage à l’étranger.

Préparer son mariage à l’étranger présente des avantages même si les démarches semblent parfois plus compliquées.
« Nous étions beaucoup plus concentrés sur la préparation spirituelle et psychologique du mariage que sur la logistique car celle-ci se déroulait loin. Nous nous sentions vraiment libres pendant ces fiançailles car détachés des contingences matérielles. », affirme Pia, de Saigon.

Être loin de sa famille est quelque fois un facteur positif pour un discernement plus libre.
« Par ces efforts d’organisation, nous mesurions aussi complètement la grandeur et l’incroyable de ce que nous allions nous promettre », témoignent Matthew et Blandine, de Londres.

Dans un pays étranger, pouvoir préparer son mariage avec des prêtres et couples francophones ou de même tradition culturelle est reconnu comme étant une grande chance par les fiancés.
« Lorsque le fossé culturel est trop grand, lorsque la perception de la famille, de la place de l’amour dans le sacrement de mariage, de la place de la femme dans le couple, de la dimension sociale du mariage, etc., sont trop éloignées entre les préparateurs et les fiancés, cela peut empêcher un dialogue véritable entre eux. », avoue encore Pia.

Mais le mélange des cultures a aussi ses bienfaits.
La présence fréquente de couples africains dans les communautés francophones à l’étranger « aide énormément à un échange plus libre et plus naturel sur les questions de foi et d’identité chrétienne », apprécient William et Valérie, couple animateurs à Londres.

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5/ La célébration du sacrement de mariage.

Il existe trois formes de célébration :
- Mariage au cours de la messe, entre deux catholiques baptisés
- Mariage en dehors de la messe entre deux catholiques baptisés
- Mariage entre une partie catholique et une partie non baptisée, catéchumène ou non chrétienne.

Le déroulement détaillé des ces différents cas de figure et le nouveau rituel du mariage (Octobre 2005) sont très bien expliqués dans le « Sacrement de mariage, Guide Pastoral du Nouveau Rituel » de la collection Guides Célébrer, SNPLS, que je vous invite à consulter.

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6/ Outils pour la préparation au mariage

Sites internet :
- www.eglise.catholique.cef.fr
- http://www.preparation-mariage.eu/f...
- www.croire.com
- www.liturgiecatholique.fr
- statistiques de l’Église catholique en France

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Guides et Brochures :

Le Sacrement de Mariage, Guide Pastoral du nouveau Rituel.
Collection : Guides Célébrer
Éd : Cerf / Service National de Pastorale Liturgique et Sacramentelle, 2005
169 pages, 17 Euros
Ce guide propose à la fois des réflexions de fond, un commentaire théologique sur la célébration du mariage et sur les principales modifications du nouveau rituel, et des précisions pastorales ou canoniques permettant l’accueil de toutes les situations diverses de nos jours, liées notamment à la mobilité et à la rencontre des religions (différents modèles de déclaration d’intention, présentation des lectures bibliques, échange des consentements traduits en plusieurs langues...). De précieux conseils guident la mise en place de la pastorale du mariage.






Carnet de route des fiancés et Guide de l’accompagnateur


Parcours de préparation au mariage à l‘Église
Éd : Droguet & Ardant – EDIFA
123 pages, 11 Euros
Véritable « compagnon de route » pour leur préparation au mariage, ce livret permet aux fiancés de faire une pause hebdomadaire pour prier ensemble et apprendre à placer Dieu au cœur de leur vie de couple.
Le guide de l’accompagnateur aide les animateurs à utiliser ce parcours avec les fiancés et à répondre aux questions les plus diverses liées au mariage chrétien.



Construisons notre amour
Le chalet de l’amour
Père Denis Sonet
Ed : Le livre Ouvert
L’auteur nous dit : « Lis ce livre comme une "parabole" : l’amour est semblable à un beau chalet que l’on désire construire sur une montagne ensoleillée. »









Deux Oui pour la Vie
Une revue pour tous, pour préparer son mariage.
C.P.M. (Centre de Préparation au Mariage) - 8 bis rue Jean Bart - 75006 PARIS

Alliance
Revue pour les fiancés et les couples mariés, présidée par les responsables de l’Institut de la Famille.
À noter, les numéros n°106-107 : Le Corps et le cœur et n°116 : La Décision de se marier
Renseignement et abonnement :
Revue alliance, 49, rue de la Glacière, 75013 paris,
Tél : 01.43.31.78.05 Fax 01.43.31.77.30

Fêtes et saisons », Notre mariage à l’église
Un numéro spécial pour vous aider à la préparation de la célébration de votre mariage (avec de nombreux textes de l’Écriture [et autres textes] à choisir pour la célébration)
Éditions du Cerf, 29 Bd de la Tour Maubourg, 75007 Paris.

Signes d’aujourd’hui » La célébration de votre mariage, Hors Série
Le rituel et de nombreux textes de l’Écriture [et autres textes] à choisir pour la célébration
Éditeur : Bayard Presse

Panorama, Hors Série
Pour se préparer au mariage
Éditeur : Bayard Presse

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DVD :

Le bruit court que le Bonheur est possible
Fruit du travail d’une équipe d’auteurs composée de laïcs, de diacres et de prêtres préparant au mariage depuis plusieurs années dans le diocèse de Rennes, en lien avec les Centres de Préparation au mariage (C.P.M.).
L’objectif de ce DVD est de fournir aux équipes préparant au mariage catholique dans les paroisses des séquences vidéo prêtes à l’emploi, variées et ouvrant au dialogue. Des couples peuvent aussi l’utiliser pour approfondir et échanger sur le mariage.
http://www.editions-crer.fr/lebonhe...
http://www.liturgiecatholique.fr/Un...

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Livres :

Le Corps et L’Esprit, Vie Chrétienne n° 398 » Xavier Lacroix
De très beaux textes sur le visage et la tendresse. Une lecture plus aisée (moins de 50 pages) que son chef d’œuvre : Le corps de chair.

Découvrons l’amour » Denis Sonet
Éd : Droguet et Ardant, Paris, mai 1991
Un bon ouvrage à recommander aux fiancés, des illustrations et citations agrémentent la lecture.

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7/ Après le mariage

Il est important de ne pas oublier les jeunes-mariés aussitôt leur mariage célébré. C’est essentiel de leur proposer des moyens pour fortifier leur amour, les aider en cas de difficultés et permettre la poursuite de leur cheminement spirituel très souvent engagé au cours de la préparation eu mariage. Un travail pastoral est à développer pour que l’Église reste attentive et accueillante à ces jeunes familles, véritable cellule d’Église.

Maintenir ces jeunes couples au contact des paroisses doit être une priorité. Lors de la préparation au mariage, penser à prendre la nouvelle adresse des futurs mariés pour leur proposer diverses invitations s’ils restent sur le secteur de la paroisse. Organiser des rencontres « jeunes-mariés » pour toucher les anciens paroissiens mais aussi les nouveaux arrivants (verre de l’amitié, dîner, messe d’action de grâce, groupe de réflexion et de prière…).

Au cours de la préparation au mariage, il est bon que les animateurs présentent divers mouvements chrétiens de spiritualité conjugale (Amour et Vérité de la Communauté de l’Emmanuel, Équipe Notre Dame ou autres…), des groupes de réflexion ouverts à tous, mariés ou non, catholiques ou non, tel le parcours « Elle et Lui », proposé en paroisse, dont le but est « d’acquérir des habitudes relationnelles qui permettront à notre couple de réussir et de durer toute notre vie », extrait du manuel du participant « Elle et Lui ».

Parler également de l’existence de conseillers conjugaux peut être utile. L’amour conjugal prend des formes différentes au cours des années et il est bon d’y être attentif. « La réussite d’un couple n’est pas une affaire de chance mais est le fruit d’un travail d’entretien régulier ». Travail récompensé par l’épanouissement personnel des époux, du couple et des enfants… travail qui fera le bonheur de toute la famille ! Le divorce n’est heureusement pas la seule réponse aux difficultés d’un couple. Parlant des couples déchirés qui viennent se faire aider auprès de son cabinet de conseil conjugal, le Père Denis Sonet se réjouit de pouvoir dire : « ma joie, c’est de voir certains de ceux-là, au bord de la rupture, repartir d’ici en souriant. Sauver un mariage, c’est sauver des générations ».

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Sites :

- http://www.amouretverite.org (Amour et Vérité est la branche la Communauté de l’Emmanuel, au service de la promotion et de l’évangélisation de la famille.)
- www.cler.net
- http://www.equipes-notre-dame.com/
- http://www.vivre-et-aimer.org/
- www.fondatio.org : Événements pour le couple et la famille présents dans 14 pays sur 4 continents.
- http://www.elleetlui.org/
- http://www.cabinetraphael.fr/

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Brochure :

« Ainsi va la vie »
Une revue pour vous aider dans la vie à deux...
C.P.M. (Centre de Préparation au Mariage) - 8 bis rue Jean Bart - 75006 PARIS

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Livres :
Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus
John Gray.
Éd. J’ai Lu
Connaître nos différences pour mieux nous comprendre. Les hommes et les femmes ne se ressemblent pas. Tout le monde le sait mais peu d’entre nous mesurent à quel point cette différence complique la vie des couples. C’est comme si chacun venait d’une autre planète.
Existe aussi en DVD.









Les langages de l’amour
Gary Chapman
Éd. Farel
" Si nous voulons communiquer efficacement avec des personnes d’autres cultures, nous devons apprendre leur langue. Il en va de même dans le domaine de l’amour… ».

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Témoignages

Allô la cure… on voudrait se marier !

couples de fiancés à Zürich (Photo MCLF Zürich)

La liste des jeunes couples qui nous ont priés, cette année, de bénir leur mariage est longue. C’est une joie pour l’équipe pastorale d’accueillir ces jeunes gens qui ont décidé de fonder une famille, comme on aimait dire autrefois. Je n’ai qu’à survoler les noms pour deviner leur incroyable diversité, tant par la nationalité que par la langue, la culture, la religion, sans parler de leur insertion professionnelle. Les couples qui se forment de nos jours sont franchement ‘mixtes’.

D’une année à l’autre, je suis étonné de les voir trouver le chemin de la Mission. Tout commence par un coup de téléphone qui permet de fixer un premier rendez-vous. Si un coup de fil est très facile, il n’en va pas de même lorsqu’il s’agit, le soir venu, d’aller voir le curé. Démarche difficile, car la plupart des couples candidats au mariage sonnent avec appréhension à la porte de la cure. Ils n’ont plus guère de contact avec l’Eglise et, depuis leur Première communion ou Confirmation, ils n’ont plus rencontré un prêtre ou un pasteur. Ils partagent l’image ambiguë que projette sur le clergé la société et, au moment de frapper à la cure, ils sont hantés par une seule question - ils me l’avouent plus tard - : comment serons-nous reçus ? Sur quel bonhomme allons-nous tomber ?

En général, cette première rencontre qui sert à préparer le terrain et mettre à l’aise les candidats se passe plutôt bien, à leur grand étonnement. Je le remarque à la manière dont les jeunes gens descendent les escaliers au moment de prendre congé... Ils savent apprécier si le prêtre a tenu compte de leur situation, toujours unique à leurs yeux. Il est vrai que la préparation au mariage est devenue, par la force des choses, un service à la carte.

Lorsque j’ai devant moi des fiancés qui se tournent vers l’Eglise pour demander de bénir leur mariage, je dois accepter qu’ils m’invitent à les accompagner sur un bout de chemin seulement. Mais est-ce si peu ? La vie, n’est-elle pas un pèlerinage fait de bouts de chemin ?

Chaque fois que mon ministère m’invite à bénir la vie de ces jeunes gens, je pense à un confrère qui a béni, tout au long de sa vie de Dominicain, plus de 800 mariages et qui m’a laissé un précieux conseil : « Évitons de compliquer la vie des gens qui viennent nous voir, leur vie est déjà suffisamment compliquée. »
Sage conseil, qui ne m’empêche nullement de présenter aux fiancés un Evangile exigeant et ne me dispense pas de m’investir totalement dans ce ministère en préparant soigneusement leur Messe de mariage.

- P. Clau LOMBRISER op, Mission catholique de Zürich

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P. Lepeu, aumônier des catholiques francophones à Hong Kong :

L’accompagnement de la préparation au mariage se rajoute pour moi à un emploi du temps bien chargé et il n’est pas toujours facile d’organiser les rencontres avec les fiancés au milieu de mes différents déplacements. Mais j’apprécie énormément ce temps passé avec ces jeunes qui veulent s’engager dans le mariage, qui se posent plein de questions en vérité, qui sont très ouverts à la discussion et aux invitations à approfondir les fondements de leur vie, y compris sur le plan spirituel. Souvent, je me dis que c’est de l’évangélisation directe, pour ces grands jeunes qui souvent reviennent à l’Église après une longue absence, ou même viennent pour la 1ère fois, et je repense à l’Évangile des disciples d’Emmanüs : Jésus n’a pas hésité à prendre de son temps précieux, le Jour de la Résurrection, pour accompagner seulement 2 disciples sur leur chemin de foi.

Par ailleurs, plus personnellement, il m’est très profitable comme missionnaire de vivre ces échanges forts avec de jeunes Français (parfois avec des asiatiques) : d’une part pour mieux comprendre l’évolution des mentalités en France, les préoccupations, la situation des chrétiens en métropole... après plus de 15 ans en monde chinois, je me sens un peu loin de ce monde français et cette bonne piqûre de rappel est très bénéfique. D’autre part compte tenu de mon travail en Chine, je suis souvent confronté à des problèmes, des souffrances, des pressions en tout genre, et ces rencontres passées à écouter deux jeunes parler de leur amour, cela représente pour moi une bonne cure de joie et d’espérance.

Enfin, j’apprécie la collaboration avec les 4 couples accompagnateurs et je suis admiratif devant leur dévouement, la qualité de leur vie chrétienne, et le sérieux de leur engagement dans ce service auprès des jeunes couples, malgré leurs nombreuses responsabilités.

- Bruno LEPEU, Missions Etrangères de Paris.

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Véronique et Emmanuel, couple accompagnateur à Hong Kong

Préparation au mariage : Voyage vers l’autre, voyage vers soi, voyage vers Dieu.
Nous avons la joie d’accompagner chaque année une bonne vingtaine de couples dans leur préparation au mariage, ici à Hong Kong. Ces couples ‘franco-français’ ou de deux nationalités (et/ou religions) différentes, souhaitent, pour la grande majorité d’entre eux, se marier religieusement en France. Le parcours de préparation au mariage se fait en plusieurs étapes, sur plusieurs mois (en général entre octobre et mai), et selon des formes variées.
- Le Père Lepeu reçoit chacun de ces couples au moins une ou deux fois, éventuellement pour la constitution du dossier de mariage quand cela ne peut être fait en France, mais aussi et surtout pour un échange personnel et une formation sur les différents aspects du sacrement.
- Les fiancés se voient aussi proposer deux ou trois rencontres individuelles ou à quatre avec l’un des couples accompagnateurs, chargé de les suivre plus personnellement tout au long de leur cheminement. C’est dans ce cadre qu’est aussi proposée une aide pour bâtir et affiner la liturgie de la cérémonie.
- Pendant le parcours de préparation, trois à quatre soirées thématiques de réflexion et de partage réunissent l’ensemble du groupe. Cela permet de délivrer un enseignement, mais aussi de favoriser la rencontre avec d’autres couples de fiancés, moments de partage qui contribuent fortement à créer des liens entre eux, à ouvrir un espace de discussion, de questions/réponses, et à rendre vivant le témoignage d’une équipe d’animation en service ensemble, en église. Schéma d’une soirée type : Accueil et partage d’un dessert ou d’une petite collation ( 20 minutes), prière d’introduction, topo fait par un ou deux couples animateurs ( 30-45 minutes ), réflexions et partage sur le thème du topo, questionnaire distribué (les fiancés y répondent individuellement puis s’exposent mutuellement leurs réflexions, chez eux ou lors de la soirée en fonction du temps disponible).
- Enfin, les fiancés sont invités à participer à un week-end de « retraite », vécu comme le temps fort de cette préparation. C’est alors l’occasion, un peu à l’ écart du brouhaha et du rythme intrépide de Hong Kong, de prendre le temps de réfléchir, de méditer, d’échanger, d’aborder tout un ensemble de questions et de sujets liés à la vie conjugale. Au delà des thèmes directement reliés au mariage chrétien, ces week-ends sont aussi un moment privilégié de mise au point à deux, mais aussi personnelle : Où en suis-je par rapport à la foi, à mon éducation religieuse ? où en suis-je dans ma recherche de sens ? Pourquoi ce désir de mariage à l’Eglise ? Ces week-ends sont aussi l’occasion d’inviter des couples de la communauté catholique francophone à venir témoigner des joies et difficultés de la vie conjugale et de l’engagement chrétien. Ces rencontres sont particulièrement importantes car elles constituent des ‘passerelles’ entre ces fiancés, qui pour la plupart ne fréquentent pas l’Eglise de façon régulière, et notre communauté.

Engagés dans ce service des préparations au mariage à Hong Kong depuis plus de six ans, un certain nombre de points nous apparaissent clairement.
Tout d’abord, nous voudrions souligner à quel point le suivi et l’accompagnement de cette préparation par un prêtre est nécessaire. Au-delà de la constitution du dossier, il est pour les fiancés la voix de l’Eglise, et il témoigne aussi, par son état de vie, de la diversité et complémentarité des vocations. Beaucoup découvrent à travers lui le message de l’Eglise sur l’amour humain, qui fonde l’engagement exprimé par des couples chrétiens.

P. Bruni Lepeu et Amaury (Photo CCF HongKong)

Ensuite, nous sommes de plus en plus attentifs au fait que ce service est une véritable ‘mission d’évangélisation’. Les fiancés eux-mêmes expriment le désir non seulement d’être formés au sens du sacrement du mariage, mais plus largement, ils souhaitent découvrir ou redécouvrir la foi chrétienne et le regard de l’Eglise sur le monde, d’autant plus qu’un certain nombre de ces fiancés n’ont pas été élevés dans une culture chrétienne, qu’ils soient français ou d’une autre nationalité (asiatique en général).
Enfin, et c’est un point essentiel, vivre ce service de la préparation au mariage à Hong Kong suppose que nous allions à la rencontre de la réalité et de la spécificité culturelles du lieu et des couples mixtes, souvent franco-chinois, que nous accompagnons. Cette démarche nous encourage à sortir de nos cadres, de nos schémas de pensée tous faits, et à faire l’effort de comprendre les acquis culturels différents des nôtres. Nous y expérimentons aussi la force et la beauté du sacrement de mariage, qui rejoignent l’intime de chacun, au-delà des différences.

- Véronique et Emmanuel

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Tristan et Camille, fiancés de Hong Kong

Nous avons eu l’immense chance de participer à la préparation au mariage l’année dernière, afin de préparer l’engagement que nous avons pris l’un envers l’autre, le 18 juillet 2009.

Grâce à l’investissement bénévole de 3 couples accompagnateurs, nous avons suivi des soirées à thèmes : la communication, le pardon, la place de Dieu dans notre vie et notre couple, le projet de vie, la prière, les différents langages de l’amour…
Ces différents thèmes nous ont permis d’aborder certains sujets dont nous ne parlons pas par nous-mêmes et de mettre des mots sur des ressentis, des différences, des opinions.

Les témoignages des couples mariés accompagnateurs sont d’une grande richesse.
Ils donnent l’occasion d’entendre des conseils, astuces, idées sur la manière de faire grandir son couple, communiquer au quotidien, en alliant une vie familiale et professionnelle.
C’est aussi agréable de pouvoir échanger avec les autres couples de fiancés.
Notre groupe était très hétérogène, et du coup très intéressant … même si ce n’est pas évident de parler de sa foi ou de son couple devant une vingtaine de personnes.
Nous avons aussi pu avoir des dîners à 4 : un couple accompagnateur et un couple de fiancés. Ces moments plus restreints permettent de se livrer plus facilement et profondément.

Le temps fort de cette préparation au mariage : un WE de retraite dans un monastère.
Ce fut l’occasion de prendre du temps pour réfléchir seul, à deux, en groupe, avec des ateliers, témoignages et vidéos.
Un atelier sur le pardon a été un moment fort pour beaucoup de couples.
Nous avons terminé ce WE avec une célébration. Durant celle-ci, chaque couple avait préparé une prière des époux que nous avons confiée, à haute voix, au Seigneur. Nous avons apprécié de pouvoir la partager, tous ensemble, et ainsi, être en communion.

La qualité de cette préparation ne nous a pas fait ressentir notre éloignement avec la France. De plus, nous avons eu la chance de pouvoir célébrer notre union avec deux prêtres de nos familles, et donc de communiquer plus facilement avec eux.

Tout cela nous a permis de renforcer notre engagement et de personnaliser notre célébration de mariage. Ce fut un moment divin !

- Tristan et Camille.

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Préparation au mariage - communauté catholique francophone de Vienne (CCFV)

La préparation du mariage peut s’effectuer au sein de la CCFV même si le mariage n’a pas lieu à Vienne. Elle se déroule sous forme de sept rencontres, de Novembre à Juin, conformément à un programme proposé par l’aumônier. Une retraite spirituelle est également proposée.
L´objectif de cette préparation peut être résumé en trois points :

  1. Donner l´occasion aux futurs mariés de se poser la question de leur choix l´un pour l´autre à la lumière de la volonté de Dieu dans la leur vie.
  2. Proposer une introduction rapide à l´enseignement de l´église catholique et des sciences humaines sur le mariage, la vie en couple et le rôle parental.
  3. Expliquer et aider à préparer les procédures administratives pour la préparation du dossier du mariage, ainsi qu´une préparation commune pour la cérémonie du mariage.

Pratiquement nous proposons un programme qui comprend 7 rencontres, 60-90 minutes chacune, et une retraite spirituelle de 2 jours, le tout organisé durant une période de 9 mois de la manière suivante :
- Lecture sélective des textes du Nouveau Testament sur le mariage pour élucider le sens chrétien du mariage selon les paroles du Christ lui-même.
- Étude du texte du Catéchisme de l´Église Catholique sur la famille chrétienne ; son entité et sa mission au sein de l´église et de la société.
- L´art et les règles de la communication dans le couple selon les méthodes les plus nouvelles en animation sociale et en psychologie pastorale.
- La sexualité : ouvrir l´occasion aux futurs mariés pour dialoguer en fonction d´une liste de questions qui, une fois traitées, aident à mieux comprendre la valeur et la conception de la sexualité pour chacun ; pour le plaisir, pour sentir la sécurité, pour reconnaître sa valeur, pour se sentir aimer, pour grandir dans l´amour, pour faire des enfants…
- Une notion sur la bioéthique chrétienne appliquée sur les questions qui concernent la famille : contraception, pilule, avortement, i.v.g, fivete, euthanasie...
- Lecture et explication de la liste des empêchements pour le mariage au sein de l´église catholique – préparation du dossier administratif : formulaire, documents...
- Explication et préparation de la cérémonie du mariage ; lectures, intentions de prières, chants, décoration, mouvements…
- La retraite spirituelle propose un cadre propice à effectuer une lecture de vie tranquille, dans laquelle les futurs mariés sont invités à chercher les signes de la présence de Dieu dans le choix qu´ils se font l´un pour l´autre. Ce qui nous paraît assez souvent une simple coïncidence ou un hasard, peut être, une fois bien examiné à la lumière de la parole de Dieu, un signe qui illumine nos choix.

- P. Gaby Geagea

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Christelle et Alexandre, fiancés à Vienne :

« Après notre installation commune en Autriche, nous avons décidés de nous marier, l’idéal étant pour nous d’avoir à la fois notre préparation au mariage en français et dans notre ville d’adoption, et c’est à cette occasion que nous avons eu l’excellente surprise de découvrir la Communauté Francophone Catholique de Vienne. La communauté est vivante et dynamique et le P. Geagea nous a permis de prendre rapidement nos marques dans notre préparation au mariage qui, grâce à cet encadrement, ne nous a pas du tout semblé dépaysante. La préparation est une étape importante dans notre réflexion sur notre future vie commune, qu’il s’agisse de la place de Dieu dans notre couple et notre foyer, ou des valeurs à transmettre à nos futurs enfants. Mais elle met également l’accent sur des problèmes plus pratiques concernant les éventuelles difficultés que nous pourrons rencontrer et les moyens de les surmonter. Grâce à ces séances de réflexion et de discussion, nous prenons conscience de nos responsabilités communes et nous appréhendons avec plus de confiance notre future vie à deux. »

- Christelle Gendrin & Alexandre Bourdeu

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P. Walsh, en charge de la préparation au mariage à Notre Dame de France à Londres.

Programme proposé :
Notre équipe d’animation consiste en 8 couples mariés et formés (normalement avec Marriage Care) ; et 2 prêtres pour les sessions, avec l’aide de 2 autres prêtres pour l’accompagnement des couples en anglais. Le tout est coordonné par un couple, en lien avec le prêtre responsable pour la préparation au mariage.
Nous demandons aux couples qui désirent préparer leur mariage avec nous de prendre contact avec la paroisse au moins 6 mois avant la date prévue pour la célébration.
Nous les invitons, par la suite, à choisir une date pour la session de groupe sur la relation dans le couple ; et une autre date pour la session sur le sacrement.

Cette année nous offrons 8 sessions sur la relation et 5 sur le sacrement.
- Organisée autour de 4 thèmes – communication, gestion de conflit, engagement, spiritualité – dans une série de présentations, partages et exercices en couple – incluant un déjeuner partagé et se terminant avec une messe, chaque session sur la relation est animée par 2 couples mariés sur une journée (9h-17h) et regroupe 10 couples.
- Organisée autour de 3 thèmes – un sacrement, le mariage dans le projet de Dieu, dimension ecclésiale – dans une série de présentations, exercices de réflexion et partage, chaque session sur le sacrement est animée par un prêtre et un couple sur 2 ½ heures (en soirée ou l’après-midi en fin de semaine) et regroupe jusqu’à 18 couples.
- Toutes les sessions de groupe sont en français. Pour un couple qui souhaite les faire en anglais, nous les renvoyant auprès de Marriage Care, l’organisation établie par les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles pour le soutien du mariage et de la famille.

En même temps nous demandons que chaque couple rencontre un des prêtres accompagnateurs au moins deux fois au cours de la préparation, en présumant qu’il y ait d’autres rencontres avec le prêtre qui va les marier.

Réflexion sur le programme :
Le nombre de couples qui se présentent pour la préparation de leur mariage ne semble pas diminuer : l’année dernière il y avait 118 couples inscrits pour le programme. Plus ou moins le même pour l’année précédente. Cette année, déjà, 120 couples inscrits. L’année dernière seuls 4 mariages ont été célébrés dans notre église. Donc, la grande majorité se marie en France ou en Afrique. L’inconvénient est que le célébrant de leur mariage n’est pas le prêtre qui les prépare. Ce n’est pas un problème majeur si le couple arrive à avoir un bon contact avec le célébrant. Le fait d’être à l’étranger leur permet de se concentrer plus sur leur préparation, et ils ont la possibilité de vivre deux approches différentes et complémentaires à la préparation du mariage.

Le grand nombre de couples à préparer nous oblige à limiter les rencontres individuelles (par exemple, la session sur le sacrement faisait autrefois l’objet d’un entretien particulier avec le prêtre). En même temps, nous restons disponibles aux couples qui désirent des rencontres supplémentaires.

Plusieurs couples qui se présentent disent qu’ils ont des amis qui ont préparé avec nous, et qui ont trouvé l’expérience très positive. Particulièrement appréciée est la session d’une journée sur le sacrement – récemment j’ai rencontré une femme qui avait suivi la préparation ici il y a 13 ans, et qui m’a dit qu’elle et son mari utilisent toujours des exercices appris lors de cette session.

Nous essayons d’offrir à des couples qui souvent se trouvent assez loin de l’Église, un accueil qui leur permet de rencontrer le visage humain de l’Église, et de vivre leur temps de préparation comme un vrai cheminement spirituel. Quelques uns recommencent une pratique régulière de leur foi.

Nous recevons, approximativement, 10% de couples Africains, 15% de couples mixtes (un(e) Français(e) avec un(e) non-Français(e)), et le reste sont des mariages entre Français. Même si la plupart sont baptisés, il y a moins de la moitié qui ont reçu le sacrement de Confirmation. En général, il y a une grande différence de point de vue de relation avec l’Église entre les Africains et les non-Africains. Nous trouvons que la présence de couples Africains dans les sessions de groupes aide énormément à un échange plus libre et plus naturel sur les questions de foi et d’identité chrétienne.

Nous sommes satisfaits que la préparation que nous offrons soit bien faite et adaptée, tout en constatant qu’il y a bien des possibilités pastorales qui restent inachevées à cause du nombre de couples, des limites de notre disponibilité et de la dispersion de la population francophone sur Londres.

- Paul Walsh, s.m.

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Blandine et Matthiew, fiancés de Londres

Nous nous sommes rencontrés par le biais d’Internet, et ce soir d’hiver, dans un restaurant italien de Leicester Square, nous étions loin de nous douter de ce qui allait nous arriver, même si nous ne recherchions rien d’autre qu’une vraie relation.
Avant la fin du quatrième mois, nous avions décidé, rendu à l’évidence, de nous marier… Cet enchainement trouve certainement sa raison dans le fait que dès le premier soir nous avions pu constater que, pour l’un comme pour l’autre, la foi était un pilier, une joie et un soutien…
Nous avons tous les deux grandi dans des familles chrétiennes et impliquées dans leur Eglise. Blandine est issue d’une famille Catholique de culte romain tandis que Matthew est de tradition méthodiste. Pour chacun de nous il était essentiel de se marier religieusement.
Notre première action concrète dans la préparation pour le mariage, a été de contacter la paroisse francophone de Londres, Notre-Dame-de-France, à Leicester Square, à laquelle nous allions alors un dimanche sur deux, alternant avec le culte méthodiste à Central Hall… Le programme de cette préparation s’annonçait en 3 étapes :

  1. rencontrer un prêtre et réfléchir, avec son éclairage, sur ce que cela signifiait pour nous de vouloir nous marier devant Dieu ;
  2. session en groupe pour partager sur la communication et la résolution des conflits (soit, de l’échec de la communication) ;
  3. (autre session en groupe) le sacrement du mariage et la place de l’Eglise dans notre vie / notre couple.

Grâce à ces sessions, toujours fondées sur un principe de dialogue ouvert, de partage et de transparence sincère de chacun des membres, nous avons verbalisé nos pensées et projets pour notre vie ensemble.
Les exercices proposés alternaient partage en couple et échange en groupe afin de faire part de nos réflexions personnelles aux autres et de se rendre compte que souvent nous avions des remarques / angoisses / expériences similaires (ou totalement opposées !). En même temps que nous découvrions des facettes de notre partenaire et de nous même, nous apprenions des autres couples présents.
Nous avons énormément reçu pendant ces sessions de préparation car nous étions amenés à nous poser des questions profondes et personnelles sur la morale, le jugement, les valeurs, la famille, la colère et ce sans pour autant se sentir contraints à une réflexion mais simplement en tentant d’établir les fondations de notre décision : nous marier.
Au fil de ces sessions, notre décision a pris de ‘l’épaisseur’. Chaque idée partagée, chaque expérience rapportée menait à une autre réflexion. Du conflit à la résolution, de la peur à la force, de la timidité à l’ouverture, de ceci à cela… Grâce au partage de ces éléments de notre intimité personnelle et intimité de couple, s’est rapidement développée une ambiance de communauté et de simplicité, de solidarité et de complicité entre les couples présents. Comprenant bien que nous étions là en train d’élaborer un trésor bien précieux !
Le fait de se retrouver ainsi, au sein d’un groupe de vingt-deux chrétiens et de pouvoir parler à cœur ouvert de nos réflexions sur la foi, de nos espoirs l’un envers l’autre et de nos espoirs de couple, de pouvoir partager nos craintes et nos questions avec ce petit groupe nous a offert un instant de liberté. Nos chaines se brisaient enfin, donnant un nouvel éclat à la lumière reçue lors de notre baptême, flamme scintillante en nous.
Lors des deux sessions de préparations nous avons été accompagnés par deux couples mariés, qui avaient entre 15 et 20 ans d’expérience en tant que mari et femme. Grace à leur implication active pendant les débats, les présentations, les temps de partages, nous avons pu acquérir un certain nombre de mots-clefs et prendre notes d’un vocabulaire bien utile pour gérer les discussions, conflits, questions au sein d’un couple. En effet, c’est tout un art de savoir s’adresser à son conjoint et force est de savoir identifier les bons termes pour toucher l’autre sans le blesser ! Les deux couples qui nous faisaient don de leur expérience et de leur temps, nous ont aidé à gagner une certaine confiance en nous pour mieux savoir appréhender nos conflits et mieux savoir se dire mutuellement notre amour.
En ce qui concerne notre mariage à nous, certainement son organisation fut un petit peu plus compliquée que la moyenne ! Non seulement nous préparions entre deux pays et deux paroisses, mais nous avions aussi le souci de devoir coordonner deux langues, deux nationalités au sein du couple et deux approches chrétiennes (l’une catholique l’autre méthodiste). Cependant, toujours un amour, une vie à partager et une Eglise !
Pour des raisons de logistique et de pratique, nous avons divisé notre préparation en deux lieux. L’entretien initial et les sessions en groupe ont été faits à Londres, tandis que les réunions de planning pur de la célébration furent faites à Lyon, avec le prêtre Jean Peyer qui célébrerait notre mariage en France. C’est aussi en France que fut géré le dossier administratif, le projet de vie, avec toute la joie de devoir obtenir et faire traduire le certificat de baptême de Matthew au fin fond de l’Angleterre, s’assurer qu’en tant que méthodiste il acceptait que nos enfants recevraient une éducation catholique et seraient baptisés dans l’Eglise catholique, etc.
Le fait de gérer l’ensemble à distance eut l’inconvénient parfois de rajouter du stress à la préparation de cet événement mais eut aussi l’avantage d’apporter une dimension écrite dans la démarche qui forcément nous mena à livrer et exprimer d’autres éléments de nous-mêmes. Par ces efforts d’organisation, nous mesurions aussi complètement la grandeur et l’incroyable de ce que nous allions nous promettre.
Au long de ces dix mois de préparation (entre notre premier contact avec la Paroisse Notre-Dame-de-France et le 1er août 2009, notre mariage à l’église St-Pancras de Denicé, 69) nous avons eu tout le loisir de réfléchir profondément sur ce que cela pouvait vouloir dire de vivre en tant que « couple sanctifié par Dieu » !
Bien que nous soyons de deux confessions distinctes, ces mois de préparation avec d’autres couples et entre deux pays ont renforcé les points communs de notre appartenance chrétienne : l’expression de l’amour grâce à une communication libre, abondante et ouverte avec l’Autre/les autres ; dans la vérité et le désir de mettre en œuvre notre foi.
« Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte », Jacques, 2, 17.

- Matthew et Blandine

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France et Christophe, couple accompagnateur à Saigon.

Nous avons commencé il y a 3 ans 1/2 à préparer des couples au mariage. Nous sommes mariés depuis 13 ans et vivons à l’étranger depuis notre mariage. Nous avons 4 enfants.
Nous avons été marqués par 2 conférences du Père Sonet qui nous ont beaucoup apporté et donné envie de partager notre expérience et de nous mettre au service de l’Église.

Le père Frédéric Rossignol rencontre les couples 3 fois et nous faisons également 3 sessions (de 8h à 11h environ), pour l’instant avec un seul couple à la fois. Nous envisageons par la suite de rencontrer à la 1e session un couple puis 2 couples les 2e et 3e sessions car les séances sont moins personnelles.

En ce qui nous concerne nous rencontrons les couples la 1e fois et parlons essentiellement sur les différences, le dialogue, l’entourage, la vie avant le mariage, en tant qu’individu. Nous les faisons beaucoup parler sur ce qui a changé pour eux de prendre la décision de s’unir.
Nous faisons une 2e rencontre basée sur l’allégorie du Chalet du Père Sonet avec le couple et la durée, les fondations, les piliers, la tendresse, la sexualité, les projets....
Puis la 3e séance est basée sur le sacrement de mariage et les 4 piliers.
À chaque fois le couple repart avec un texte de l’Évangile et des questions/carnet de route.

Pour le moment nous ne faisons pas de retraite, ni de journée car la préparation existe seulement depuis 3 ans ici à Saigon mais nous en avons parlé récemment et il serait possible d’organiser une journée pour les couples l’an prochain.

Nous préparons en moyenne 3 couples par an.

En général les couples se marient civilement dans le pays d’accueil et à l’Église en France. En revanche, cette année nous avons eu un couple vietnamien qui s’est marié à Saigon.

Nous sommes ravis de préparer au mariage car c’est à chaque fois un moment très fort. Les couples semblent vraiment intéressés par notre expérience concrète et notre témoignage et nous ressortons à chaque fois très enrichis par ces rencontres. Nous nous rendons compte que tous les couples vivent en commun avant le mariage surtout à l’étranger et que beaucoup de couple que nous avons préparés ne sont pas très pratiquants.

Nous trouvons que faire une telle préparation à l’étranger est frustrant et parfois un peu difficile car nous nous sentons un peu seuls, sachant qu’à Saigon nous sommes le seul couple. En revanche à Singapour nous étions 3 couples en charge de la préparation au mariage, et cela permettait d’échanger des impressions, des idées et des documents. De plus nous serions intéressés pour suivre une formation plus poussée mais cela n’existe pas au Vietnam.

- France et Christophe

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Que Lam et Huyen Anh, fiancés à Saigon

Ce que nous avons retiré de cette préparation est l’idée de ce que l’on peut faire pour vivre heureux en couple. Il y a des choses (la communication entre nous, des attitudes...) que l’on ne savait pas et qui auraient peut-être nui à notre relation si nous n’avions pas suivi cette préparation.
Ce qui est fort c’est la possibilité de faire la préparation en francais et de façon naturelle, sans cela nous aurions suivi un cours vietnamien, où je n’aurais pas compris tout le contenu, et cela dans un contexte très impersonnel. Nous avons apprécié que nos accompagnateurs nous partagent ouvertement leurs expériences, qui sont beaucoup plus vraies et précieuses que les cours purement théoriques. L’image de leur famille heureuse nous donne envie de construire nous aussi une famille agrandie avec plein d’amour et bénie par Dieu.

- Que Lam et Huyen Anh

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Pia et François-Xavier, fiancés de Saigon :

Les rencontres avec France et Christophe ont eu lieu assez tard dans notre démarche, et ont constitué une conclusion à notre préparation au mariage : à cause de la situation d’expatriation, et en raison d’une grande différence d’âge, nous avions beaucoup d’étapes à franchir de façon personnelle et séparée, ce que nous avons pu faire avec des prêtres. C’est après que nous avons pu entendre et recevoir pleinement l’expérience que France et Christophe nous ont fait partager.

Grâce à eux, nous avons pu donner un sens à toutes les difficultés rencontrées plus tôt durant nos fiançailles, comprendre l’importance qu’elles ont eues en nous permettant de bâtir des fondations solides. Ces rencontres ont aussi été une conclusion en ce qu’elles ouvraient sur autre chose : la vie de couple marié. France et Christophe nous ont offert la transition entre fiançailles et mariage, en nous proposant des outils que nous utilisons encore : images, lectures...

Cette préparation au mariage nous a fait grandir plus que nous n’avions grandi en plusieurs années auparavant. Nous avons relégué nos illusions de conte de fée pour nous projeter de façon constructive, plus objective, dans l’avenir. Nous en avons retiré non des solutions toutes faites, mais les outils propres à notre couple pour trouver les solutions.

Dans l’ensemble, nous avons trouvé plus facile que difficile de se préparer au mariage à l’étranger : bien sûr nos familles et nos amis n’étaient pas présents pour nous soutenir, mais ils ne pouvaient pas non plus nous influencer. Nous étions beaucoup plus concentrés sur la préparation spirituelle et psychologique du mariage que sur la logistique, car celle-ci se déroulait loin. Nous nous sentions vraiment libres pendant ces fiançailles, car détachés des contingences matérielles.

Enfin, nous avons conscience d’avoir eu beaucoup de chance de pouvoir bénéficier d’une préparation avec un prêtre et un couple de même tradition culturelle que la nôtre, ce qui est parfois un privilège rare compte tenu de l’isolement de certaines expatriations. Lorsque le fossé culturel est trop grand, la perception de la famille, de la place de l’amour dans le sacrement de mariage, de la place de la femme dans le couple, de la dimension sociale du mariage, etc., peuvent être si éloignées entre les préparateurs et les fiancés qu’elles peuvent empêcher un dialogue véritable entre eux.

Préparer notre mariage avec France et Christophe a présenté un dernier avantage : celui de pouvoir nous préparer auprès d’un couple d’expatriés comme nous, mais arrivé a l’expatriation en tant que couple déjà constitué. Leur propre expérience nous a permis de pouvoir clairement distinguer les enjeux relevant de la vie de couple et ceux relevant strictement de l’expatriation.

- François-Xavier et Pia

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Luce et Jérôme Vignancour, couple accompagnateur à Madrid.

Nous sommes arrivés à Madrid en 2008. L’accueil de rentrée à la paroisse Saint Louis des Français de Madrid a été un grand facteur d’intégration. Quand nous avons décrit notre parcours, et surtout que nous aidions des jeunes fiancés à se préparer au sacrement du mariage à Saint Eustache à Paris, nous avons tout de suite été sollicités.

Notre surprise a été de trouver, dès la première année, une quinzaine de couples à accompagner. La grande majorité sont de jeunes français dont l’un a souvent abandonné une situation établie pour rejoindre son(a) futur(e) conjoint(e). Les couples sont généralement plus jeunes que ceux que nous accompagnions à Paris car leur démarche de vivre ensemble au quotidien résulte rarement d’un quotidien qui dure mais plutôt réellement d’un engagement, d’une décision commune.

Nous avons organisé ces rencontres sur le même format que celui que nous suivions à Saint Eustache, c’est à dire 2 réunions d’une soirée et une journée ensemble. L’objectif est d’accompagner ces jeunes sur leur cheminement, qu’ils réalisent la portée de leur engagement religieux à venir dans l’Église. Un éclairage sur les 4 piliers fondamentaux du mariage par les échanges entre tous permet de faire prendre conscience de ce voyage, l’indissolubilité représentant toujours ce pari fou que ces jeunes couples réalisent plus ou moins vite sur lequel ils veulent construire tous les jours et se faire aider par la Grâce de Dieu. Une lecture approfondie ensemble de la bénédiction du mariage ainsi que des questions sur la vie quotidienne permettent toujours de faire surgir dans ces couples un moment de pause qui va permettre d’approfondir ce qu’ils réalisent comme nécessaire dans le rythme actuel effréné. Le catéchisme et l’éducation religieuse de la foi des futurs enfants est un thème que nous essayons de faire ressortir. Ceci permet souvent d’aborder des thèmes plus profonds sur la foi et notre croyance en Dieu.
Cette préparation reste quand même un moment fort pour les jeunes fiancés, pour nous qui les remercions chaleureusement de tous ces échanges, et pour la communauté française catholique de Madrid qui les accueille. La diversité culturelle et géographique et la mixité des couples ouvrent sur des discussions vivantes, riches et libres.
Ces rencontres de préparation au mariage permettent de témoigner de la vitalité de la paroisse française de Madrid. C’est un petit geste pour servir l’Église et établir de nouveaux liens avec la paroisse. Même si la participation active et immédiate de ces jeunes fiancés dans l’Église est loin d’être assurée, nous espérons et prions toujours pour que cette petite graine plantée pousse pour grandir et animer l’Église.

- Luce et Jérôme

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Des fiancés de Madrid :

Préparation au mariage Saint-Louis-des-Français à Madrid

Cette préparation a été très bénéfique pour notre couple. Les expériences des couples mariés de notre entourage nous avaient peu motivé pour la préparation, et finalement nous avons été agréablement surpris.
D’abord, il nous a été très facile de trouver toutes les infos nécessaires (contact, lieu de la préparation). Ensuite, la messe de rentrée de Saint-Louis nous a vraiment donné envie de revenir et nous avons été très bien accueillis.
Pour ce qui est de la préparation en elle-même, les réunions avec d’autres couples étaient assez vivantes et intéressantes, bien qu’il soit dur de faire participer tout le monde et de limiter ceux qui ont tendance à trop parler. Le fait de présenter l’autre, l’usage des photos pour parler de l’avenir que l’on imagine à deux, les listes de questions préparées par le couple qui nous recevait, nous ont amenés à nous poser les bonnes questions, celles que l’on aurait jamais abordé seuls, parce que l’on ose pas ou tout simplement parce que l’on y pense pas, et qu’il est plus facile de vivre dans le présent et dans le bonheur « innocent » propre aux jeunes fiancés. Nous avons pris le temps de revenir sur les questions relatives aux enfants, à l’aspect matériel de la vie, à la place du travail. Même s’il est difficile de savoir à priori comment nous réagirons face aux épreuves, nous avons trouvé nécessaire d’échanger nos points de vue sur tous (ou presque) les sujets qui pourront être source de difficultés dans l’avenir. Nous avons simplement regretté de ne pas avoir un moment d’échanges seuls, avec le Père Jean-Jacques, suite à ces questions, car il est aussi important de savoir ce que l’Église apporte comme réponse, et puis cela nous aurait permis d’aborder des questions plus théologiques, mais il est vrai que pour ça, on a toute la vie.
Ce qui est sûr, c’est qu’après chaque rencontre, nous repartions avec une impression d’être plus forts dans notre couple, plus sûrs. Enfin, cela fait du bien de se rappeler la force de la promesse que l’on s’apprête à se donner car, cette année là, on a trop tendance à laisser plus de place à la préparation matérielle de l’événement plutôt qu’à la préparation spirituelle de notre Engagement.

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Grégory, fiancé à Paris

Il y a 3 ans, j’avais ma petite vie bien établie, avec mes belles certitudes, un bon boulot, une future femme adorable ; bref, tout allait pour le mieux ! En chrétien de tradition, j’allais à la messe au mieux 2 fois par an, à Noël et à Pâques, et encore quand je trouvais le temps ; et puis, je ne comprenais pas bien ce que j’y faisais.
Et là, patatras, le Christ débarque dans ma vie, sous la forme d’une préparation au mariage de grande qualité, ici à St Ferdinand : outre les prêtres, ce sont les paroissiens qui me montrent, par l’exemple de leur vie, que suivre le Christ rend heureux, et je découvre subitement être aimé et sauvé par Jésus. Quelle vie transformée, quel bonheur, quelle joie, quelle paix intérieure, quel roc sur lequel m’appuyer quand viendront des tempêtes !

Oui, mais, alors se pose une question : la Bonne Nouvelle du Salut que j’ai reçue est-elle suffisamment banale et insignifiante pour que je la cache et la garde pour moi ? Ou, au contraire, cette Bonne Nouvelle n’est-elle pas si merveilleuse et extraordinaire pour que je la partage et la transmette autour de moi ? Combien y a-t-il de gens dehors qui en sont au point où moi j’étais, et qui verraient leur vie transformée par la joie de suivre le Christ s’ils trouvaient quelqu’un, un paroissien comme ceux que nous avons eus sur notre route, qui leur témoigne de cette joie ?
Alors, oui ! La question de la mission se pose. Mais, attention, la mission, ce n’est pas forcément monter sur une caisse en bois avec un mégaphone pour annoncer Jésus dans la rue, j’en serai totalement incapable d’ailleurs ; la mission, c’est peut être aussi et surtout rayonner simplement, dans ma vie quotidienne, de l’Amour du Christ et de la joie de le suivre : en sortant de la messe avec un grand sourire plutôt que la tête basse par exemple, ou en me mettant à l’écoute attentive de mon prochain (famille, travail, métro) quand tant d’autres détourneraient leur regard parce que c’est plus facile, ou bien encore en adoptant par principe une attitude bienveillante à l’égard de mon prochain (bienveillante dans le sens "vouloir du bien", "vouloir le bien" de mon prochain) quand la tendance générale consiste plutôt à considérer l’autre comme une gêne a priori, un obstacle. Vous avez sans doute vous-mêmes des tas d’idées à mettre en œuvre simplement et au quotidien !
Nous aussi les paroissiens, comme ont su le faire ceux que j’ai rencontrés, nous sommes capables de témoigner de Jésus à d’autres, même si nous en doutons, tout simplement parce que nous vivons du Christ qui nous rejoint chaque dimanche dans l’Eucharistie.

- Grégory

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CONCLUSION

Si vous souhaitez profiter d’un enrichissement mutuel grâce aux expériences de chacun, n’hésitez pas à nous demander les coordonnées des différents responsables qui ont témoigné leur expérience. Sous réserve de leur accord bien sûr, nous aurons le plaisir de vous les transmettre.
Vous pouvez également consulter notre Annuaire où vous trouverez les sites de certaines communautés et d’autres liens.
Vous êtes également cordialement invités à participer aux journées pastorales de l’Aumônerie Générale des Français à l’Étranger organisées à Düsseldorf du samedi 16 au mardi 19 octobre 2010. C’est une occasion merveilleuse d’échanges fraternels inoubliables et constructifs !

- Patricia Roger
agfe@cef.fr